23 novembre 2011 |
Les gisements de fer de l’ouest du Labrador : Nouveaux développements et futur potentiel |
Terre-Neuve-et-Labrador sont de grands producteurs de minerai de fer depuis plus d'un siècle, d'abord avec les gisements de Bell Island près de St. John’s, et depuis 55 ans grâce aux gisements de fer de l'ouest du Labrador. Cette région, avec les secteurs adjacents au Québec, forme l'un des plus grands districts ferrifères au monde d'où le Canada tire au moins la moitié de sa production totale, et on y trouve encore de vastes ressources qui pourront faire d'objet de développement économique dans l'avenir. Le minerai de fer y est encaissé dans les roches sédimentaires de l'Orogène paléoprotérozoïque du Nouveau-Québec (également connu comme la Fosse du Labrador) et leurs équivalents métamorphiques dans le Parautochthone de la Province de Grenville. Les gîtes sont regroupés en 3 principaux types, nommément :
Seuls les deux derniers types de gîtes ont fait l'objet de production commerciale, dans les secteurs de Schefferville et de Labrador City-Wabush respectivement. Deux grands gîtes non développés dans la région de Labrador City font présentement l'objet de programmes d'exploration avancée. Le gîte Julienne Lake, découvert à l'origine dans les années 1950, est situé sur des terrains soustraits à l'exploration minérale (EML - Exempt Mineral Land) présentement évalués par le ministère des Ressources naturelles; les estimations historiques suggèrent qu'il contient > 500 Mt à ~ 35 % Fe. Le projet Kamistiatusset (Kami) d'Alderon Resources compte des gîtes substantiels similaires et les ressources totales estimées sur ce projet dépassent le milliard de tonnes à ~ 30 % Fe. D'importantes ressources non développées sont toujours présentes à l'intérieur des baux miniers de la Iron Ore Company of Canada. Le plus gros inventaire de ressources en minerai de fer dans l'ouest du Labrador demeure les gîtes de taconites primaires situés près de Schefferville, où les estimations de ressources suggèrent la présence de jusqu'à 5 milliards de tonnes à 29 % Fe; ces gîtes se prolongent jusqu'au Québec, où des ressources moins imposantes (mais tout de même immenses) sont présumées. D'un point de vue régional, les roches sédimentaires favorables du Supergroupe de Kaniapiskau sont très répandues dans les parties plus isolées de l'ouest du Labrador et ces régions font maintenant l'objet d'évaluations préliminaires. Bien que les activités d'exploration aient connu une croissance rapide depuis le début du nouveau millénaire, elles demeurent concentrées dans les régions où des infrastructures sont déjà en place, tandis que l'arrière-pays attend toujours l'arrivée d'une évaluation systématique. On note aussi un intérêt récent pour les gîtes de fer ailleurs au Labrador, notamment dans les roches archéennes le long de la côte nord. |
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